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          CAMBODGE  
 

                                                                                                                          

                                                                             JOURNAL DE VOYAGE

 

                                                                                                                                            

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(2003)

Première partie

 

Je vous envoie le bonjour du Cambodge, je suis ici depuis quatre  jours.

 

Avec un passe de une semaine j’ai réussit à voir tous les temples en trois jours, mais maintenant je sais que je peux retourner voir mes préférés. J’ai eu la chance de visiter les plus populaires en milieu de journée quand il fait trop chaud, ainsi j’ai pu prendre des photos sans touristes. Ceux qui 'impressionnent le plus ont été envahis par la jungle. Des figuiers énormes ont poussé au-dessus et à travers les murs des temples, leurs racines comme des tentacules, embrassant et cassant les structures. Ces temples sont également ceux où j'entends les bruits des oiseaux tropicaux et des geckos (des lézards qui font un bruit répété de ''gecko'' jusqu'à ce qu'il s’éteigne) qui ajoute une troisième dimension, que je ne pourrai malheureusement pas reproduire dans les photos. Angkor a été construit pendant  une période d’environ six cent ans entre les années 802 et 1432 AD. Les temples ont été construits dans de différents modèles par des rois divers, ainsi chacun d'eux a une personnalité distincte.

 

Mes mollets me font très mal après avoir grimpé les temples qui sont très escarpés car vous devez gagner votre place au ciel, et mes pieds sont gonflés à cause de la chaleur. Je reçois des massages tous les jours mais ils détendent  plus qu’ils ne sont thérapeutiques.

 

Il y a beaucoup de pauvreté et de mendicité ici, il est impossible de donner à tous et quand vous donnez, ceux qui  vous voient espèrent la même chose et ça n’en finit pas. Trente fois par jour, des jeunes filles essayent de me vendre des cartes postales, des écharpes ou des souvenirs. Certaines d'entre elles parlent très bien l’anglais et  parfois elles sont insolentes mais c’est difficile de ne pas les aimer. J'essaye de changer de sujet pour leur permettre de pratiquer leur anglais. Beaucoup des enfants que j'ai rencontrés sont incroyablement doués pour les langues.

 

J'ai rencontré un écrivain et  producteur français qui donne des cours d’anglais bénévolement au Laos et au Cambodge. Il enseigne dans des villages isolés ; admirable.

 

Je suis également allée à un concert de violoncelle donné par un médecin suisse qui a fondé trois hôpitaux au Cambodge pour dispenser des soins gratuits aux enfants. 89% des enfants sont traités dans ces hôpitaux et le taux de mortalité est de 2.1%. Ils ont du matériel très sophistiqué pour pouvoir obtenir un diagnostic précis (tuberculose, fièvre de dengue, hépatite). Tout cela coûte très cher, cinquante millions de dollars par an. Il pense que les enfants cambodgiens méritent le même traitement que les suisses. L'UNICEF n’est pas d’accord. Ainsi il doit demander des aides financières. Étant clown musical, il attire les gens à son centre hospitalier en proposant des concerts gratuits. Un autre homme admirable.

 

Aujourd'hui je suis allé à une école d’arts où ils enseignent les orphelins ou des enfants très pauvres, à danser et jouer de la musique pour qu'ils aient un travail. Je pense qu'elle est financée par un organisme franco-italien. Les aveugles également bénéficient d’une formation de masseur ou de musicien.

 

Il y a beaucoup à faire pour reconstruire ce pays après trente ans de guerre. J'ai vu un amputé qui a choisi de vendre des livres et des cartes postales au lieu de faire la manche, ou un jeune garçon qui m'a demandé du lait en poudre pour sa petite soeur. Je ne pouvais pas résister. Il est difficile d'être impuissant ici, je fais de mon mieux mais ce ne sera jamais assez.

 

Angkor vaut le déplacement. Rencontrer les gens ici est très enrichissant. Ces personnes travaillent très dur pour reconstruire leur pays, je suis épatée. Je pense que le bouddhisme les aide à pardonner.

 

 

Cambodge deuxième partie

 

Mon dernier voyage en Asie était en Birmanie et je n'ai jamais dormi dans le même lit pendant plus de deux jours d’affilée. En restant ici une semaine j’ai pu m’installer, retourner aux mêmes endroits pour manger ou acheter de l’eau. Les gens me reconnaissaient, c’est toujours agréable de voir un visage familier quand il y a tant de touristes qui passent par ici pour seulement un ou deux jours. Je suis retournée à un salon de massage où j’avais reçu un massage de réflexologie, et la fille qui me l'avait donné m'a reconnue. Elle était déçue que ce n’était pas son tour. Quand je suis sortie pour lui dire au revoir, elle s’est jetée sur moi en criant et m ‘a donne un énorme câlin. Les masseuses ici sont très affectueuses avec moi. Je ne leur ais jamais dit que j’étais masseuse mais je les trouve franchement adorables. On peut recevoir des massages dans la journée sans problèmes mais la nuit c’est une autre histoire...

 

Aujourd'hui lorsque je visitais un des temples  j'ai vu une jeune fille dessiner, elle avait l’air d’avoir huit ans. J’étais subjuguée par sa concentration et la manière dont elle tenait son crayon et son bloc de dessin. Il semblait qu’elle faisait cela depuis bien longtemps. Elle était tellement a l’aise dans la façon dont elle positionnait ses pieds minuscules sur la pierre devant elle. Je mourais d'envie de parler avec elle, mais elle ne semblait pas parler l’anglais. Finalement je lui ai demandé quel age elle avait. Elle devait être préparée pour la question et comme une bonne écolière qui a apprit sa leçon par coeur elle a répondu :

" Je m'apelle Nom et j'ai vingt quatre ans ". J’étais rouge de honte et choquée, mais elle m'a assuré que c'était bien son âge et elle a ri. Elle l’a très bien pris et au moins je pouvais enfin comprendre pourquoi elle se comportait comme une adulte. J’étais soulagée qu’elle l’ait pris avec tant de grâce.

 

Hier je suis allée voir un temple qui est à soixante kilomètres de Siem Reap. En moto il a fallu une heure et demi sur une route goudronnée et encore une heure et quart sur une route poudreuse et pleine de trous. Il y avait beaucoup de vie rurale sur la route et les gamins étaient déchaînes de voir une étrangère. Ils me saluaient de la main en disant ‘bye, bye’ et si je leur répondais ils éclataient de rire. J'ai vu des scènes de la vie quotidienne. Chercher les lentes dans les cheveux, un jeune garçon jetant un filet de pêche dans une flaque d'eau, éviter les poulets et les chiens sur la route, anniversaires d’enterrements, festivals, combats de coqs...

 

Le temple de Beng Malea a été complètement envahi par la jungle et a part quelques passerelles en bois construites parmi les ruines, je ne pense pas que des rénovations ont été faites. Comme d'habitude, quelques guides essayaient de gagner quelques dollars, et comme d'habitude, j’avais envie de leur dire :

‘’ Laissez-moi tranquille, je ne veux pas de guide, j'explorerai toute seule, merci beaucoup ". Un jeune homme qui me suivait a senti mes réticences donc il m’a dépassée et a fait semblant de visiter le temple. Je suis vite arrivée à un cul de sac et j’ai pensé : “Je suis venu jusqu’ici pour visiter un temple pendant cinq minutes ! " Le jeune homme s’est assis confortablement, écoutant les oiseaux, contemplant les ruines et la forêt. Il m’a montré un tas de pierres et a dit : "Tour". Puis il m'a montré des jambes gravées dans une pierre et a dit : "Apsara" (une nymphe). Ensuite il m’a montré le haut de son corps sur une autre pierre et je me suis dite : "Je n’irai pas très loin comme ça". Enfin il m'a montré une fenêtre et il a dit : '"Par là". Je n’allais tout de même pas grimper là-haut !

 

Mais il a trouvé une échelle et j'ai dû enlever mon sac à dos et le gros sac qui portait mon appareil photo pour pouvoir passer à travers la mince ouverture. Entre la chaleur humide, mes pieds gonflés et mes mollets et quadriceps bourrés d’acide lactique, je n’avais pas le courage de grimper dans ces ruines. J'allais avoir besoin de son aide et il le savait. Il m’a prise par la main et m'a guidée autour du reste du temple. Après tous les mendiants de Siem Reap, sa présence était très apaisante. Il était très tranquille, il ne parlait pas l’anglais et je comptais sur lui. J’étais attirée par sa sérénité comme un aimant. Quelle différence après les sollicitations désespérées dont j'avais été soumise pendant une semaine. Je me suis dite que c’était une bonne chose qu'il n'était pas mon chauffeur parce que ça aurait été une torture (peut-être douce) pour retenir mon envie de mettre mes bras autour de sa taille.

 

L'affection publique n'est pas très bien vue ici et même lorsqu'un mari et son épouse sont sur une moto, elle ne s’accroche pas à lui. Les motos et les vélos sont le mode principal de transport ici et j'ai vu des enfants très jeunes sur l’arrière d'une bicyclette sans siège ni harnais. J'ai vu quatre adolescents sur un siège de moto pour deux personnes et même une famille de cinq. Bon, pour en revenir à mon guide, j'aurais bien passé une journée entière avec lui, même sans parler. Juste sa présence calmante était agréable, mais je pense que c’était parce que j’étais stressée par les sollicitations constantes.

 

Aujourd'hui quand je suis sortie d'un des temples, Vibol mon chauffeur qui habituellement m'attendait toujours, était introuvable. Beaucoup  d’hommes ont proposé de le remplacer, et les femmes m’invitaient à m’asseoir à une de leur table pour boire une boisson fraîche. Mais lorsqu’ils ont réalisé que je n’allais pas laisser tomber Vibol, ils ont essayé de l’appeler, en vain. J'ai finalement réalisé que j'étais à la  mauvaise porte. Il m'avait déposée à la porte du nord et je lui avais demandé que me retrouver à la porte de l’est mais en fait j’étais en train de l’attendre à la porte de l’ouest. En même temps Vibol s’était inquiété et s’était mis à me chercher, nous nous sommes enfin retrouvés. Je dois dire qu'il était un homme digne de confiance, honnête, consciencieux, père de quatre enfants et sa conduite était reposante. Je me suis toujours sentie en sécurité avec lui et je n'ai jamais eu besoin de m’accrocher.

 

J'ai également pris une petite excursion au village flottant. Comme les niveaux d'eau montent et baissent à cause des moissons, les résidents déplacent leur domicile d’après la disponibilité de l'eau. On trouve de tout dans ce village ; mécaniciens, fabricants de glaçons, commissariats de police, églises, écoles, coiffeurs... Les cambodgiens et les vietnamiens cohabitent dans ce village. On peut facilement reconnaître les vietnamiens à leurs chapeaux coniques. Ces gens ont vraiment une vie dure. Quand je vois les pêcheurs dans l'eau, je n’échangerais pas ma vie avec la leur.

 

Mon expérience culinaire ici a été merveilleuse. J'ai mangé vietnamien, khmer, et français et la nourriture était toujours excellente. Ma maison d’ôtes est près du vieux marché et il y a beaucoup de restaurants et de salons de massage aux alentours. En plus les cafés d'Internet sont facilement disponibles. Il y a vraiment de tout à Siem Reap.

 

Demain je prends un bateau pour Battambang.

 

 

Kampuchéa Suite No.3

 

Au fait, le Cambodge en khmer s'appelle Kampuchéa. J’ai lu dans le ‘’ Lonely Planet ’’ que le voyage en bateau de Siem Reap à Battambang est le plus spectaculaire du pays. Mais au début ce n’était pas très agréable. À cause du bas niveau d’eau nous avons dû prendre un petit bateau à moteur qui avait deux bancs ((sans dossiers) pour six personnes. Il y avait cinq touristes et nous avons ramassé deux cambodgiens sur la route. J’ai également lu dans le livre que les bateaux devaient conduire lentement pour éviter de faire des vagues qui  peuvent perturber la vie locale. Notre pilote était très jeune et il aimait la vitesse. Nous allions tellement vite que l'avant du bateau était soulevé hors de l'eau et j’ai été éclaboussée pendant une bonne heure, le temps que nous avons mis pour traverser le lac. J'avais froid, j’étais trempée et ma vessie se remplissait. Ce n’est pas dans ces conditions que j’allais apprécier le voyage de cinq heures. Quand nous sommes arrivés à l’autre bout du lac, le pilote était perdu et il a dû demander à des autochtones comment trouver l’entrée du fleuve. Là on s’est mis à s’inquiéter...

 

Nous avons passé plusieurs villages flottants et j'ai finalement trouvé le courage de lui demander si je pouvais aller aux toilettes. Il s’est enfin arrêté dans un restaurant flottant et en a profité pour prendre son petit déjeuner alors que les filles ont pu aller se soulager. J'ai acheté quelques chips de jacquier délicieuses et j’ai sorti deux  t-shirts et mon pashmina de ma valise. Nous avons continué toujours aussi vite et même avec toutes mes couches, j'ai dû me protéger du vent avec un gilet de sauvetage. Mais j'étais déjà bien  plus heureuse et  j ‘ai commencé à apprécier le trajet ; bien que je ne sois pas sûre les gens du rivage raffolaient des vagues que nous avons faites. De temps en temps le pilote ralentissait, lorsque nous passions des agglomérations fortement peuplées. À nouveau, les enfants étaient excités de nous voir et nous saluaient. Nous avons passé beaucoup de bateaux de pêche. D’énormes structures triangulaires doubles, en bambou, alourdies par des pneus et des bûches. Les pêcheurs tiraient sur une corde à l'aide d'une poulie pour soulever les filets. Comme les filets de pêche étaient tirés manuellement, c’était assez impressionnant de les voir lentement être soulevés de l'eau, avec tant d’élégance.

 

Après environ cinq heures de voyage que nous sommes tombés en panne d’essence. Le pilote essayait de vider les quelques gouttes qui restaient dans les  trois bidons qu’il avait, mais sans résultat. Il montrait du doigt quelque chose devant nous mais nous ne comprenions pas le cambodgien. Tout à coup et avec un grand sourire, il s’est déshabillé, s’est jeté dans l'eau et s’est mis à tirer le bateau avec une corde. À un moment on ne pouvait plus le voir et on s’est demandé si nous étions à la dérive. Une des filles a tirés sur la corde et il n’y avait rien à l'autre bout. Elle s'est finalement penchée au-dessus de la proue du bateau et l'a trouvé sous le bateau, sa bouche à peine hors de l'eau, souriant d’une l'oreille à l'autre. Nous sommes finalement arrivés au quai qui était environ à 300 m de l’endroit où nous étions tombés en panne. Le comité d’accueil était accablant ; environ vingt hommes avec des plaques d'hôtel essayaient de nous convaincre de venir avec eux. Un jeune homme avec des lunettes a saisi ma valise et m'a aidée à  grimper la colline. J'allais sans doute aller à son hôtel et il a fini par être mon guide.

 

Pou avait trente ans et son anglais était impeccable. J’allais passer les deux jours suivants avec lui et j’ai beaucoup appris sur le Cambodge.

 

Ceux qui ont perdu une jambe pendant la guerre bénéficient d’une pension à vie. Certains d'entre eux vendent leur carte d’handicapée pour quelques dollars, dépensent tout leur argent dans l’alcool et autres tentations, pour finalement recourir à la mendicité. Quant à la personne qui a acheté la carte, elle reçoit une pension à vie et n'est probablement pas handicapée.

 

Il y a trois sortes de routes au Cambodge, cahoteuse, poussiéreuse et dérapante.

 

Il y a trois saisons, chaude, très chaude et pluvieuse.

 

La mère de Pou préférait dormir par terre quand il faisait chaud, même si Pou lui avait achetée un lit, parce que le sol la tenait plus au frais.

 

J'ai vu beaucoup de commerçants dans le marché avec portables, ça faisait dix ans que Pou en avait un, depuis plus longtemps que moi !

 

Une moto coûte environ mille dollars. Une Toyota Camry (la voiture la plus commune que j'ai vue là-bas) coûte entre 3 et six mille dollars. Les motos font le plein dans des kiosques qui sont plus faciles à trouver ouverts que les stations à essence. Pour mesurer un litre, ils remplissent des bouteilles de coca, de sprite ou de fanta.

 

Pol Pot, le monstre responsable de la guerre de trente ans au Cambodge a fait tuer beaucoup de personnes instruites, nombres de professeurs et médecins ont péris sous son régime.

 

Les langues étrangères enseignées pendant ce temps étaient le russe et  le vietnamien.

 

Pol Pot est mort en avril 1998.

 

Quant une fille a le coeur brisé, elle choisira peut-être d’aller vivre dans un monastère pour méditer quelque temps.

 

Les prix pour les touristes à Battambang sont les mêmes que pour les autochtones, la nourriture était vraiment bonne et bon marché.

 

Une grande chambre propre avec salle de bain privée, eau froide, ventilateur et télévision coûtait cinq dollars. Les douches froides au Cambodge n’étaient pas un problème pour moi parce qu'il faisait tellement chaud, et l'eau n'était pas si froide que ça.

 

Pour le retour à Siem Reap, j’étais soulagée d’embarquer un bateau plus grand. Deux  touristes qui s’étaient  trompés de bateau ont du débarquer pour prendre la petite barque à deux bancs. " Les pauvres ", me suis-je dite. Ce que je ne savais pas, c’était que ce bateau allait prendre bien plus longtemps. Nous sommes restés coincés dans la boue plusieurs fois. À un moment quelqu'un a sauté dans l'eau et elle lui arrivait à la cheville! Ce n’est pas étonnant que tous les bateaux étaient coincés ! Je suppose que le petit bateau a réussi à passer sans problèmes. Nous avons changé de bateau à mi-chemin, après environ cinq heures de voyage. Il nous a fallu encore cinq heures pour arriver à notre destination finale. Mais cette fois-ci je n’étais pas trempée et j’avais pris soin de ne pas boire avant le voyage. En fait c'est une bonne chose que j'aie voyagé sur deux sortes de bateaux parce que les expériences étaient si différentes. J’ai quand même eu  froid sur le bateau du retour et quand nous sommes arrivés à Siem Reap, je n'ais même pas utilisé le ventilateur dans ma chambre, la température avait nettement baissé. Et finalement mes pieds n'étaient plus gonflés.

 

Vers la fin du voyage en bateau, j'ai discuté avec une australienne qui venait juste de terminer un cours de quatre semaines sur une île thaïlandaise, pour pouvoir enseigner l'anglais dans le monde entier. Elle vivait à Shanghai et enseignait l’anglais dans des écoles privées et apparemment le salaire était bon. Elle  aimait vivre là-bas et elle avait des amis de toutes les nationalités.

 

Je n’ai pas pu prendre de portraits pendant ce voyage même si je trouve les cambodgiens magnifiques. Avec leurs yeux noirs en forme d'amande, leur teint basané, leurs lèvres pulpeuses et souriantes, j'étais constamment hypnotisée par leur beauté, ce qui apportait un sourire constant sur mon visage. En retour, ils aimaient ma peau claire et l'admiration mutuelle était contagieuse. Je rayonnais constamment. Mais je ne pouvais pas prendre leur photo parce que la plupart des gens qui m’approchaient voulaient de l’argent, et si je les payais, il n’y aurait plus de spontanéité, ils auraient posé pour moi.  Et si je ne les payais pas, je me serais sentie comme une voleuse. En fait, la seule personne qui ne m'a pas demandé de l'argent était la jeune fille qui dessinait, et là non plus, je n’ai pas pu prendre sa photo. Quand j'étais à Battambang, la soif d'argent n'était pas présente, les gens étaient beaucoup plus calmes, moins matérialistes. Mais j’y ai passé trop peu de temps pour me sentir à l’aise. Donc cette fois vous verrez des temples, et croyez-moi ils sont étonnants !

 

 


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